Décolonisez la musique!

Ça y est! Le wokisme a encore frappé! Et cette fois, directement dans mon champ d’expertise : la musique classique. Exit l’histoire de la musique blanche, on décolonise. Exit les partitions musicales, le système de notation occidentale est raciste. Exit Beethoven et Mozart, ce serait du suprématisme blanc. Avouez que tout cela sonne ridicule? Pourtant, c’est bien ce que tente de vous faire avaler Sophie Durocher et bien d’autres journalistes.

Pour en finir avec la « méchante » flute à bec

Il y a deux semaines, mon texte portait sur la musique qui se fait couper pour une multitude de raisons. Parmi les réponses que j’ai reçues, j’ai lu avec amusement le traditionnel : « ouin, mais si au moins ils enseignaient autre chose que la flute à bec ». Avant de me porter à la défense de cet instrument mal-aimé, laissez-moi vous souligner que l’enseignement de la musique évolue constamment au fil des années. Rares sont les écoles qui se limitent encore aujourd’hui au combo flute/xylophones/chant. Le ukulélé est maintenant bien établi dans plusieurs écoles. D’autres écoles adoptent aussi des instruments de « band » comme la batterie (acoustique ou électronique), la basse électrique et la guitare électrique. Certaines écoles ont même eu la chance d’investir dans des locaux de pianos électroniques!

Maternelles 4 ans : quand la musique devient itinérante

Hier, une amie fait une publication tant redoutée sur Facebook : dû à l’implantation des maternelles 4 ans et au manque de locaux de l’école, elle allait perdre son local de musique. Comme la COVID l’a imposé dans plusieurs autres écoles il y a plus d’un an, la musique deviendra itinérante. De plus, bien que les enseignants de cette école désirent garder la musique, sa direction lui a annoncé tout bonnement qu’elle allait proposer de remplacer la musique par de l’art dramatique. Parce que, bien entendu, ce serait moins compliqué en termes de logistique et de coût.

Journée des droits des femmes : NON, ce n’est pas la « fête des filles »

Ce lundi, c’était le 8 mars.

La journée où on peut voir pulluler sur les médias sociaux des centaines de « Bonne fête les filles » ou « Bonne journée de la femme » accompagnés bien souvent du nom ou de la photo d’une ou de plusieurs femmes à qui on veut rendre hommage. Cette journée où sortent également de leur tanière les centaines d’égos masculins froissés pour nous dire qu’on n’a plus besoin d’une journée de la femme ou pour nous demander à quand une journée de l’homme.

Wokisme : entre hystérie et débat

Ces derniers temps, la société québécoise fait face à un nouveau fléau. Un mal profond qui semble ébranler les piliers de notre civilisation : le wokisme. Si on se fie aux chroniques qui pleuvent et aux politiciens en manque de combats à mener, notre liberté d’expression est assiégée par ce mouvement et sa censure. Nos universités ne peuvent plus rien enseigner.

J’enseigne, tu éduques, il apprend

Qui d’autre est en meilleur position pour enseigner les aptitudes de communication, l’estime de soi et la santé que les parents d’un enfant? Qui est mieux placé pour lui faire ses apprentissages de base de la vie comme la cuisine et la mécanique? Qui a le meilleur lien (qu’il peut grandement renforcer) par ce genre de moment éducatif? Il faut arriver à venir à bout de cette dichotomie qui veut qu’on apprend à l’école et on s’amuse à la maison. Le milieu familial peut (et doit) être un milieu propice à l’apprentissage également.

Lettre à François Legault, notre Premier populiste

Bonjour M. Legault, La semaine dernière, j’ai pris la peine de répondre à votre ministre de l’éducation suite à sa publication où il cherchait à se dépeindre comme un homme ordinaire. Puisque votre parti semble sur une belle lancée de publications dignes des influenceurs, laissez-moi poursuivre la mienne en répondant à votre dernière publication concernant la liberté académique. Je n’ai pas l’intention de nier ici qu’il y ait des excès chez certains militants dans les universités. L’actualité des derniers mois saurait me démentir assez rapidement.

Lettre à Jean-François, le « gars ordinaire » de l’Éducation

Salut Jean-François,
J’ai lu ton dernier message sur les réseaux sociaux et j’aimerais qu’on s’en parle. Comme tu veux nous présenter l’homme derrière le ministre, tu me permettras de te tutoyer et d’utiliser un ton plus familier. Il y a un petit problème avec ton long message Jean-François : il sonne faux. Laisse-moi t’expliquer pourquoi.

Non mais ils sont fous ces profs !

7 h 5, toujours dans mon local de musique. « Monsieur, vous devez être fous les profs. » Je lève les yeux et je regarde Gaston, secondaire 1, qui était resté pratiquer à l’école puisqu’il ne peut pas rapporter son instrument à la maison. « C’est vrai. Vous passez 12 ans de votre vie à aller à l’école, puis vous allez en passer un autre 6 ans pour devenir prof. Tout ça pour revenir finir votre vie encore à l’école, sans même être bien payé. »

Biden / Harris: Une inauguration avec deux R

Et puis, comment tu te sens? C’est la question qui m’est tournée dans la tête tout au long de cette journée remplie d’émotion. Pour y répondre, laissez-moi faire référence à cette scène de Kill Bill 2 où Budd demande à Elle Driver, face à la mort de sa pire ennemie, lequel des deux « R » ressent-elle le plus : « relief » (soulagement) ou « regret »? À cette question, Elle répond tout d’abord « un peu des deux ».