Gauche vs droite: Désaxer le centre 101

(Avant de m’avancer plus loin dans cette analyse personnelle, je tiens à être transparent : je suis quelqu’un qui adhère à l’idéologie de gauche et cette chronique est purement le fruit d’observations personnelles. Je ne crois pas détenir la vérité absolue et cette analyse m’est personnelle. Toutefois, si elle permet une certaine discussion sur la situation, j’en serai des plus heureux.) On peut trouver plusieurs exemples dans notre histoire récente. Permettez-moi d’en présenter trois.

Jacob et Nathan (Une métaphore du conflit israélo-palestinien)

Situation de gestion de classe classique pour un enseignant au secondaire : les élèves sont divisés en petits groupes pour un travail d’équipe. Dans cette classe se trouve Nathan. Nathan est un élève provocateur qui est très sournois et qui aime provoquer les autres pour les faire réagir. Aujourd’hui, il a choisi Jacob comme cible, un élève sportif au caractère bouillant. Nathan ne cesse de provoquer Jacob à votre insu, en lui envoyant des pointes, en lui lançant des bouts de papiers, en le dérangeant. Arrive alors ce qui doit arriver : Jacob pète les plombs. Il se met à engueuler Nathan en le menaçant physiquement et s’attaque au projet de son équipe. Ses coéquipiers décident même de vouloir s’en mêler et encourager Jacob à régler le compte de Nathan.

Legault et la la déconnexion Caquiste

Montréal croule sous le fléau des rénovictions et de la montée des loyers hors de prix. Mais selon François Legault, on peut trouver des loyers à 500$ et il n’y a pas de crise du logement. On peut également parler de son soutien inconditionnel à son ministre de l’Éducation, la même semaine où on reçoit de nouvelles preuves que ce dernier a menti au public. La même semaine qu’on apprend que, alors que les écoles tombent en ruine, des millions seront investis pour de nouvelles enseignes, décision qui découle de la transformation des « Commissions scolaires » en « Centre de services scolaires » par ce gouvernement qui clame avoir l’éducation comme priorité.

Liberté d’oppression: médias asociaux

Le 16 avril, l’initiative « Liberté d’oppression » était lancée par une poignée de personnalités politiques et publiques avec pour but de militer pour l’assainissement du climat médiatique au Québec. Depuis, en plus de l’habituel déchirage de chemises de nos animateurs des radios de Québec, nous avons eu droit à une première page irrespectueuse remplie d’amalgames de la part du journal le plus lu au Québec concernant le variant « indien ».

Décolonisez la musique!

Ça y est! Le wokisme a encore frappé! Et cette fois, directement dans mon champ d’expertise : la musique classique. Exit l’histoire de la musique blanche, on décolonise. Exit les partitions musicales, le système de notation occidentale est raciste. Exit Beethoven et Mozart, ce serait du suprématisme blanc. Avouez que tout cela sonne ridicule? Pourtant, c’est bien ce que tente de vous faire avaler Sophie Durocher et bien d’autres journalistes.

Pour en finir avec la « méchante » flute à bec

Il y a deux semaines, mon texte portait sur la musique qui se fait couper pour une multitude de raisons. Parmi les réponses que j’ai reçues, j’ai lu avec amusement le traditionnel : « ouin, mais si au moins ils enseignaient autre chose que la flute à bec ». Avant de me porter à la défense de cet instrument mal-aimé, laissez-moi vous souligner que l’enseignement de la musique évolue constamment au fil des années. Rares sont les écoles qui se limitent encore aujourd’hui au combo flute/xylophones/chant. Le ukulélé est maintenant bien établi dans plusieurs écoles. D’autres écoles adoptent aussi des instruments de « band » comme la batterie (acoustique ou électronique), la basse électrique et la guitare électrique. Certaines écoles ont même eu la chance d’investir dans des locaux de pianos électroniques!

Maternelles 4 ans : quand la musique devient itinérante

Hier, une amie fait une publication tant redoutée sur Facebook : dû à l’implantation des maternelles 4 ans et au manque de locaux de l’école, elle allait perdre son local de musique. Comme la COVID l’a imposé dans plusieurs autres écoles il y a plus d’un an, la musique deviendra itinérante. De plus, bien que les enseignants de cette école désirent garder la musique, sa direction lui a annoncé tout bonnement qu’elle allait proposer de remplacer la musique par de l’art dramatique. Parce que, bien entendu, ce serait moins compliqué en termes de logistique et de coût.