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La dernière fête des Pères  

Nous sommes aujourd’hui le jour de la fête des Pères, et je suis envahi d’un sentiment étrange.

Un immense vide.

Oui je suis très heureux de la célébrer pour la 7e fois en tant que papa. Surtout que je passerai une belle journée avec ma grande fille.  

Mais pour la première fois en 38 ans, elle se fera sans mon père…

L’année 2022 a commencé de la pire des façons.

Le 4 janvier dernier, on apprend de façon inattendue que mon père souffre d’un cancer incurable. Que ces jours sont comptés. Qu’il ne se rendra pas à l’été. Que ce sont ses derniers moments sur cette terre.

Cette nouvelle a eu l’effet d’une bombe. C’était tellement imprévisible. Un mélange de plusieurs émotions s’est entrechoqué depuis ce jour. De la tristesse, de la colère, du déni, de l’incompréhension, de la résilience…

Certains l’ont peut-être remarqué, car je suis depuis ce jour en mode survie. Il est tellement difficile de mettre un masque et de continuer à vivre et travailler, en donnant l’impression que tout va bien, tout en se préparant à l’ultime fatalité.

Il nous aura finalement quittés le 21 avril dans son sommeil.  

Il ne se sera pas rendu à une dernière fête des pères.

64 ans, c’est tellement trop tôt.

Un pilier de ma vie s’est effondré.

Le deuil est quelque chose de complexe. Il est difficile à accepter. Tu penses pouvoir te préparer, te faire à l’idée avant le moment fatidique. Mais rien ne peut nous préparer à la perte d’un être cher.

Le deuil, ça peut aussi être sournois.

Tu penses finalement remonter la pente, et bang ça te refrappe en plein visage de façon inattendue. 

La mort reste donc la meilleure chose pour te faire sentir en vie…

Ceux qui me connaissent bien savent que je suis zéro manuel dans la vie, en plus d’être gaffeur. (J’ai toujours mis la faute sur le fait que je suis gaucher).

J’avais donc l’habitude de demander à mon père de m’aider pour des rénovations, des travaux et des réparations.

Maintenant qu’il n’est plus là, je dois régler les choses moi-même.

Mais je me rends compte que je me débrouille mieux que je pensais. Que j’ai fini par apprendre beaucoup au cours des années.

En y pensant bien, je crois que j’aurai été en mesure de m’arranger depuis longtemps, mais que dans le fond c’était surtout un prétexte pour le voir et passer du temps avec lui.

Quelque chose à assembler, un morceau à réparer, une installation électrique à changer, toutes les raisons étaient bonnes pour lui demander de l’aide.

Maintenant, ce ne sera plus possible.

Jamais je n’aurai plus m’imaginé que j’avais, sans le savoir, vécu ma dernière fête des pères avec lui l’an passé.

Ne gaspillez pas les occasions que vous avez de passer du temps avec vos êtres chers. On pense toujours pouvoir tout remettre à plus tard, jusqu’à ce qu’il soit finalement trop tard.

Car on ne sait jamais quand ce sera la dernière fois…

Bonne fête des Pères, Papa.

-Jonathan

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Un commentaire sur “La dernière fête des Pères  ”

  • Magnifique réflexion Jonathan sur la vie que l’on connaît et sur l’avenir qui est rempli d’imprévus. Bonne fête des pères avec tes proches.

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