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Quand le personnel de soutien s’effrite, toute l’école s’effondre

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** Ce texte sur le personnel de soutien en éducation est une collaboration de Mme Alexandra Lajeunesse, enseignante en formation. Révision linguistique par: Alycia St-Pierre**

Depuis des années dans le monde de l’éducation se vit une crise sans précédent. Une crise qui se caractérise par le manque de main-d’œuvre. Je tiens à le préciser d’entrer de jeux : je ne parle pas seulement des enseignant.e.s ou d’enseignant.e.s spécialistes.

J’aimerai aussi que l’on parle de nos collègues, qui donnent d’excellents services aux élèves, sans qui notre enseignement ne serait pas le même. Je vais prendre le temps de les nommer : les psychoéducateurs, les techniciens en éducation spécialisée, les psychologues, les surveillants d’élèves, les orthopédagogues, les orthophonistes, les préposées aux élèves handicapés ainsi que tous les autres quarts de métiers des services professionnels et de soutien offrant des services à nos élèves. J’en profite pour saluer mes amies proches qui en sont.

J’aimerais prendre le temps d’expliquer aux parents, que je lis sur les réseaux sociaux actuellement, que les jours de grève ne sont pas faits au détriment de leurs enfants, mais bien par amour pour eux. Chaque acteur du système éducatif, lequel on tient à bout de bras et dans lequel nous sommes à court de ressources, a besoin de votre soutien aussi. Les besoins dans nos écoles sont criants, peu importe la région.

Je le sais, je parle avec des collègues partout au Québec.

Des enfants qui ont besoin de services de soutien à leurs apprentissages et qui n’en ont pas : ce n’est plus juste à Montréal que l’on en voit, mais aussi en Outaouais, en Abitibi-Témiscamingue, dans la Lanaudière, dans les Laurentides, sur la Rive-Sud, sur la Rive-Nord, sur la Côte-Nord, au Saguenay–Lac-Saint-Jean, en Gaspésie et aux Iles-de-la-Madelaine. Ce sont les enfants et adolescents du Québec qui souffrent de la surdité et du manque de vigilance de notre gouvernement.

Trouvez-vous ça normal qu’un enfant en difficulté ne reçoit pas les services auxquels il a droit selon la Loi sur l’instruction publique ?

Moi, je trouve que c’est INADMISSIBLE et RÉVOLTANT.

Je conçois que la grève est située dans une période difficile causée par la COVID-19. J’en suis consciente, j’entends vos inquiétudes.

Cependant, pensez-y à long terme.

Nous espérons que cette grève aura des répercussions sur le bien-être collectif des jeunes pendant plusieurs années. Si votre enfant a des difficultés, aimeriez-vous qu’il reçoive enfin les services auxquels il a droit l’an prochain ?

Aimeriez-vous que votre enfant ait enfin accès à un service d’orthopédagogie, d’orthophonie, d’aide aux élèves handicapés ou de psychosociologie comme il le devrait ?

Aimeriez-vous que le dossier de votre enfant avance enfin après tant d’années de bataille avec le CSS, la direction de l’école, les spécialistes, les professionnels, le personnel de soutien et les enseignants ? Je pense que nous avons tous le même objectif. Serons-nous les coudes!

Dites-vous que nous faisons la guerre ensemble en visant le but ultime : voir les enfants réussir et les voir obtenir des services ESSENTIELS à leur réussite. Je crois pertinemment que nous pouvons le faire en nous soutenant et en étant solidaires les uns les autres.

Retenez bien que la grève était le recours ULTIME pour être entendu.

Je vous invite à bien réfléchir à ce que je viens de vous dire.

Alexandra Lajeunesse, enseignante en formation

Révision linguistique par: Alycia St-Pierre

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Un commentaire sur “Quand le personnel de soutien s’effrite, toute l’école s’effondre”

  • Bon texte qui ne parle malheureusement aucunement des éducateurs en service de garde. Les grands oubliés même si il y a peu de temps nous étions des héros qui tenions le fort en pandémie.

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