Vladimir Poutine guerre Ukraine
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Vladimir Poutine et la nostalgie soviétique

** Ce texte sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie de Vladimir Poutine est une collaboration de M. Jérémie Rivard. Enseignant en histoire, Jérémie est également l’animateur du podcast historique Sur la terre des hommes. (Podcast dans lequel je suis co-animateur) **

J’écris ces lignes le 22 février 2022.

 Le tsar de bas étage qu’est Vladimir Poutine a franchi le Rubicon. Il a reconnu dans les dernières heures les républiques séparatistes prorusses de Donetsk et de Lougansk situées dans le Donbass, région frontalière avec la Russie. 

Il a par ensuite ordonné à ces troupes d’entrer en Ukraine pour « maintenir la paix » dans la région nouvellement reconnue comme indépendante.

Par où commencer ?

L’état de choc qui m’envahit depuis quelques heures ne s’est pas encore estompé. Peut-être le remarquerez-vous en lisant les lignes qui suivront.

Hier, Vladimir Poutine a fait un discours d’environ une heure à la nation russe où il vomit sa haine pour le peuple ukrainien. Il affirme notamment que l’Ukraine n’est pas une vraie nation et qu’elle est purement et simplement une création de l’Occident datant de la chute de l’URSS. 

Vladimir Poutine est une raclure de la pire espèce. Les Ukrainiens sont un peuple fier et qui ont raison de l’être. Eux qui endurent coup dur après coup dur depuis le Moyen Âge.

La Rus’ de Kiev envahie par les Mongols au 13e siècle ; intégrée violemment à l’URSS dans les années 1920 ; devenue indépendante en 1991 suite à la chute du bloc soviétique ; trompée et violentée lors de la révolution de 2014 et j’en ai passé… 

Le peuple ukrainien a assez souffert !

Depuis bien avant le début des Jeux Olympiques d’hiver de Beijing, le monde retient son souffle en observant la situation ukrainienne se détériorer. 

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky multiplie les apparitions publiques depuis des semaines pour informer l’Occident que la Russie de Poutine a son regard tourné vers le Donbass, situé à l’est de son pays. 

Des dizaines de milliers de soldats russes sont prêts depuis des mois à envahir cette portion prorusse de l’Ukraine. L’avertissement est on ne peut plus clair. L’invasion est imminente. 

Pourquoi toutes ces démonstrations de force ? 

Parce que l’Ukraine, un pays indépendant, souhaite rejoindre les rangs de l’OTAN, le principal adversaire militaire et idéologique de la Russie de Vladimir Poutine.

Je ne crois pas que Poutine poussera ses soldats jusqu’aux portes de la capitale Kiev, mais il s’installera confortablement dans le Donbass. C’en est presque une certitude, à mon avis.

Depuis qu’il est au pouvoir, Poutine a des visées sur son voisin d’où une partie de sa lignée provient. 

Que veut-il au juste ? 

Depuis 2014, avec l’annexion de la Crimée qui ne s’est pas faite sans heurt, Vladimir Poutine semble vouloir engloutir l’Ukraine bouchée par bouchée. 

Qu’arrivera-t-il du reste de l’Ukraine quand le Donbass sera officiellement le vassal de la Russie ? Nous ne sommes pas au bout de nos peines avec ce pays aux visées expansionnistes.

Une chose est certaine. Vladimir Poutine est nostalgique de la grande époque de la puissante et influente URSS. C’en est à la limite gênant et répugnant. Cet ex-agent secret du KGB ne digère visiblement toujours pas la chute du bloc de l’Est au siècle dernier.

 Je le dis et le répète depuis des années : la Guerre froide ne s’est jamais réellement terminée. Peut-être assisterons-nous dans les prochains jours ou prochaines semaines à un tout nouveau chapitre de ce conflit dont la flamme ne s’est jamais éteinte. 

Malgré ses propos graves et à la limite alarmistes, je suis un éternel optimiste. L’Ukraine, comme elle l’a prouvé pendant sa longue et glorieuse histoire, s’est toujours relevée. 

Répliquera-t-elle à la puissante armée russe ou fera-t-elle ces dernières concessions territoriales en se promettant que la vengeance n’en sera que plus douce ? Les prochaines semaines nous le diront.

Jérémie Rivard, 22 février 2022.

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