gauche vs droite

Gauche vs droite: Désaxer le centre 101

(Avant de m’avancer plus loin dans cette analyse personnelle, je tiens à être transparent : je suis quelqu’un qui adhère à l’idéologie de gauche et cette chronique est purement le fruit d’observations personnelles. Je ne crois pas détenir la vérité absolue et cette analyse m’est personnelle. Toutefois, si elle permet une certaine discussion sur la situation, j’en serai des plus heureux.) On peut trouver plusieurs exemples dans notre histoire récente. Permettez-moi d’en présenter trois.

conflit israélo-palestinien

Jacob et Nathan (Une métaphore du conflit israélo-palestinien)

Situation de gestion de classe classique pour un enseignant au secondaire : les élèves sont divisés en petits groupes pour un travail d’équipe. Dans cette classe se trouve Nathan. Nathan est un élève provocateur qui est très sournois et qui aime provoquer les autres pour les faire réagir. Aujourd’hui, il a choisi Jacob comme cible, un élève sportif au caractère bouillant. Nathan ne cesse de provoquer Jacob à votre insu, en lui envoyant des pointes, en lui lançant des bouts de papiers, en le dérangeant. Arrive alors ce qui doit arriver : Jacob pète les plombs. Il se met à engueuler Nathan en le menaçant physiquement et s’attaque au projet de son équipe. Ses coéquipiers décident même de vouloir s’en mêler et encourager Jacob à régler le compte de Nathan.

école

Quand le personnel de soutien s’effrite, toute l’école s’effondre

Depuis des années dans le monde de l’éducation se vit une crise sans précédent. Une crise qui se caractérise par le manque de main-d’œuvre. Je tiens à le préciser d’entrer de jeux : je ne parle pas seulement des enseignant.e.s ou d’enseignant.e.s spécialistes. J’aimerai aussi que l’on parle de nos collègues, qui donnent d’excellents services aux élèves, sans qui notre enseignement ne serait pas le même. Je vais prendre le temps de les nommer : les psychoéducateurs, les techniciens en éducation spécialisée, les psychologues, les surveillants d’élèves, les orthopédagogues, les orthophonistes, les préposées aux élèves handicapés ainsi que tous les autres quarts de métiers des services professionnels et de soutien offrant des services à nos élèves. J’en profite pour saluer mes amies proches qui en sont.

a louer

Legault et la la déconnexion Caquiste

Montréal croule sous le fléau des rénovictions et de la montée des loyers hors de prix. Mais selon François Legault, on peut trouver des loyers à 500$ et il n’y a pas de crise du logement. On peut également parler de son soutien inconditionnel à son ministre de l’Éducation, la même semaine où on reçoit de nouvelles preuves que ce dernier a menti au public. La même semaine qu’on apprend que, alors que les écoles tombent en ruine, des millions seront investis pour de nouvelles enseignes, décision qui découle de la transformation des « Commissions scolaires » en « Centre de services scolaires » par ce gouvernement qui clame avoir l’éducation comme priorité.

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Liberté d’oppression: médias asociaux

Le 16 avril, l’initiative « Liberté d’oppression » était lancée par une poignée de personnalités politiques et publiques avec pour but de militer pour l’assainissement du climat médiatique au Québec. Depuis, en plus de l’habituel déchirage de chemises de nos animateurs des radios de Québec, nous avons eu droit à une première page irrespectueuse remplie d’amalgames de la part du journal le plus lu au Québec concernant le variant « indien ».

Francais québec

Le français, la grande richesse de notre belle province

Le Québec est l’un des rares endroits en Amérique du Nord où le français est la langue de la communauté. Cette unicité offre un certain charme à mon « chez moi ». Je suis particulièrement honoré de pouvoir discuter et écrire en français. Est-ce pour cela que j’étudie en enseignement du français ? Peut-être. Toutefois, cet héritage se perd tranquillement. L’anglais étant la langue universelle, elle prédomine dans le monde et prend de l’ampleur au Québec. Je n’ai rien contre cette langue, puisque le monde du jeu vidéo est constitué d’anglophones en grande partie et que j’écoute une partie de ma musique en anglais. En revanche, je trouve dommage qu’une partie de notre histoire disparaisse comme cela.

musique

Décolonisez la musique!

Ça y est! Le wokisme a encore frappé! Et cette fois, directement dans mon champ d’expertise : la musique classique. Exit l’histoire de la musique blanche, on décolonise. Exit les partitions musicales, le système de notation occidentale est raciste. Exit Beethoven et Mozart, ce serait du suprématisme blanc. Avouez que tout cela sonne ridicule? Pourtant, c’est bien ce que tente de vous faire avaler Sophie Durocher et bien d’autres journalistes.

wonder woman

Le syndrome de Wonder Woman en éducation

Je suis une enseignante en devenir. Je fais de la suppléance depuis trois ans dans deux CSS différents de la région montréalaise. Pour la première fois cette année, j’ai ressenti un sentiment profond d’abandon. Je suis une jeune enseignante en début de carrière qui est tellement passionnée qu’en me regardant, vous pouvez le voir dans mon regard. Je donnerais ma vie pour des élèves qui ne sont pas encore les miens. Pour la première fois en trois ans de carrière, je me sens vide, inutile, triste. Mes nuits sont courtes et aucune journée ne passe sans que je me pose les questions suivantes : « Est-ce que je suis dans le bon métier ? Est-ce que je devrais me recycler ? Est-ce que j’ai encore ma place ici ? » Je cherche cette lueur dans mes yeux que je voyais avant mon attaque, avant le suicide de ma collègue enseignante.

Flute à bec

Pour en finir avec la « méchante » flute à bec

Il y a deux semaines, mon texte portait sur la musique qui se fait couper pour une multitude de raisons. Parmi les réponses que j’ai reçues, j’ai lu avec amusement le traditionnel : « ouin, mais si au moins ils enseignaient autre chose que la flute à bec ». Avant de me porter à la défense de cet instrument mal-aimé, laissez-moi vous souligner que l’enseignement de la musique évolue constamment au fil des années. Rares sont les écoles qui se limitent encore aujourd’hui au combo flute/xylophones/chant. Le ukulélé est maintenant bien établi dans plusieurs écoles. D’autres écoles adoptent aussi des instruments de « band » comme la batterie (acoustique ou électronique), la basse électrique et la guitare électrique. Certaines écoles ont même eu la chance d’investir dans des locaux de pianos électroniques!

musique maternelle 4 ans

Maternelles 4 ans : quand la musique devient itinérante

Hier, une amie fait une publication tant redoutée sur Facebook : dû à l’implantation des maternelles 4 ans et au manque de locaux de l’école, elle allait perdre son local de musique. Comme la COVID l’a imposé dans plusieurs autres écoles il y a plus d’un an, la musique deviendra itinérante. De plus, bien que les enseignants de cette école désirent garder la musique, sa direction lui a annoncé tout bonnement qu’elle allait proposer de remplacer la musique par de l’art dramatique. Parce que, bien entendu, ce serait moins compliqué en termes de logistique et de coût.

violence

L’effet enseignant: les petits gestes aux grands impacts

Le lien enseignant-élève est la base de toute relation pédagogique. Dans cette histoire, c’est simplement la base de tout. Dans votre carrière, si vous êtes au secondaire, peut-être aurez-vous des élèves qui vivront cette situation ? Je ne le souhaite pas, bien sûr. Ces enseignants ont sauvé la vie d’une élève et je n’exagère en rien la situation, parce qu’il s’agit de moi.

femmes

Journée des droits des femmes : NON, ce n’est pas la « fête des filles »

Ce lundi, c’était le 8 mars.

La journée où on peut voir pulluler sur les médias sociaux des centaines de « Bonne fête les filles » ou « Bonne journée de la femme » accompagnés bien souvent du nom ou de la photo d’une ou de plusieurs femmes à qui on veut rendre hommage. Cette journée où sortent également de leur tanière les centaines d’égos masculins froissés pour nous dire qu’on n’a plus besoin d’une journée de la femme ou pour nous demander à quand une journée de l’homme.

enfant violent

Violence envers les enseignantes: un métier à risque

Ce matin, j’aimerais vous dire encore une fois que ce n’est pas une histoire vraie. Je n’ai pas vécu cette bien triste réalité qui afflige probablement plusieurs d’entre nous autant au primaire qu’au secondaire. Ici, je ne fais aucune distinction parce que la violence envers les enseignants n’appartient à aucun ordre d’enseignement précis. Encore une fois, je vous raconte une triste histoire que je souhaite que personne n’ait vécue. Cette cauchemardesque histoire se déroule dans l’école primaire que j’ai fréquentée, moi-même, lorsque j’étais jeune. Je connais les enseignantes et le personnel non enseignant (TES, psychoéducateur, orthopédagogue, etc.) de l’école.

salle de classe

L’improvisation en éducation, c’est assez !

Depuis quelques semaines, je lis sur les réseaux sociaux des publications qui parlent des suppléants. Approchez-vous chers collègues, je vais vous racontez une histoire comme je le fais souvent en suppléance à mes groupes de maternelle et de première année. Toutefois, j’aurais aimé vous dire que cette histoire est fausse, mais non. Elle est vraie puisque je vous la raconte. C’est moi qui en suis la protagoniste.