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Que restera-t-il de nos enfants ?

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* Ce texte sur le rapport de la commission sur le droit des enfants est une collaboration de Mme Alexandra Lajeunesse, enseignante. *

J’ai choisi mon métier parce que j’aime les enfants. Chaque fois qu’un drame touchant un enfant arrive, mon âme se brise. Cette petite vie brisée à tout jamais sera difficilement réparable.

En mars dernier, Régine Laurent déposait le rapport de sa commission d’enquête sur les droits des enfants.

Mais, que restera-t-il de nos enfants ?

Qui les protégera vraiment ?

À bout de souffle, les ressources sont épuisées.

La direction de la protection de la jeunesse de l’Estrie, qui a été si souvent dans l’eau chaude, refuse aujourd’hui de s’excuser pour avoir placé des enfants dans un mauvais milieu.

Mais, la mort du petit Martyr de Granby, nous aura-t-elle appris quelque chose ? 

Quel est le meilleur moyen de protéger la jeunesse québécoise ?

J’analyse simplement les statistiques.

Selon les données de la Fondation Lucie et André Chagnon de mars 2020, les DPJ ont traité 118 316 signalements d’enfants âgés de 0 à 17 ans, soit en moyenne 324 cas par jour. Cela représente une augmentation de 12 % par rapport à l’année précédente (ou 35 cas de plus quotidiennement) et une hausse cumulée de 34,8 % depuis 2015-2016.

Toutefois, en 2020 la pandémie a mis un frein à la protection collective de nos enfants, car les signalements ont chuté de 20,5 % entre les mois de mars et juin, principalement causés à l’arrêt de l’école en présentiel.

Selon l’organisme, le confinement expliquerait une forte baisse des signalements de la part des écoles, de la police et des autres organismes s’occupant des droits des enfants.

Lionel Carmant, le ministre délégué à la santé et aux des services sociaux ne manque pas de dire que la protection des jeunes est une responsabilité qui est collective.

C’est pourquoi je me demande où sont les ressources.

Depuis, le dépôt du rapport Laurent, que s’est-il réellement produit ? Je ne semble pas avoir entendu parler de grandes annonces qui sont nécessaires pour leur protection collective.

C’est vrai que l’école est revenue en présentiel.

Mais, ce n’est pas vrai que la protection collective repose seulement sur les écoles, les organismes, la police, les citoyens et les intervenants de la DPJ.

Les enfants ont des droits, dont celui d’être protégé adéquatement par la société dans laquelle il se développe.

Que restera-t-il de nos enfants si nous n’agissons pas maintenant ?

Alexandra Lajeunesse, enseignante

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