Charlie Roberge
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Mais où est le ministre Charlie Roberge ?

Il y a maintenant un mois que la chaotique année scolaire 2019-2020 est terminée. Ce qui veut également dire que la prochaine rentrée 2020-2021 a lieu dans un mois exactement. Nous sommes donc à mi-chemin dans notre été de transition entre la fin d’année confinée et interminable et le début de la nouvelle réalité scolaire dans un monde post Covid-19.

Désolé pour tous les élèves, les parents, les enseignants, le personnel de soutien et les gestionnaires qui vivent dans le déni en ce moment. Mais il faut voir la réalité en face, nous serons de retour à l’école dans 4 semaines. Et ce, pour le meilleur et pour le pire.

Comme vous le savez sans doute, tout porte à croire que cette prochaine rentrée scolaire sera d’une grande complexité. Des multiples règles (justifiées) de la santé publique (distanciation sociale, port du masque, lavage de main, etc.), à la réorganisation scolaire, en passant par la pénurie anticipée de personnel dans plusieurs écoles, les défis seront majeurs aux 4 coins de la province.

Je crois qu’il est même possible d’avancer qu’il s’agira de la rentrée scolaire la plus complexe et imprévisible de tous les temps. Qui dit complexe et imprévisible dit également qu’il risque d’y avoir un stress et une anxiété importante.

La peur de l’inconnu

Que ce soit chez les élèves qui ne savent pas encore comment aura lieu leur rentrée, chez les parents qui ne savent pas comment préparer leurs enfants à cette nouvelle réalité, et chez le personnel qui ne sait pas de quoi aura l’air son retour au travail, plusieurs questions restent sans réponse.

Nous vivons tous dans le néant en ce moment. Par contre, plusieurs endroits comme l’Ontario ont déposé un plan de match pour la rentrée scolaire. Le but de cet exercice était avant tout d’informer et rassurer la population en cette période d’incertitude.

Étonnamment, le premier ministre Doug Ford a été très proactif dans le dossier de l’éducation. Il joue fort probablement sa réélection en ce moment, avec sa gestion de crise dans la plus grosse province canadienne.

Et ici au Québec?

Du côté québécois, depuis la fin juin, c’est le silence radio du côté du ministère de l’Éducation. Rien dans les médias, rien sur les réseaux sociaux, rien nulle part. Tel une véritable Carmen Sandiego, il s’est volatilisé dans l’air. Une question importante se pose alors. Mais où est donc notre ministre de l’Éducation, dans le moment le plus crucial de l’histoire scolaire moderne du Québec ?

Comme l’a fait remarquer sur les réseaux sociaux la députée libérale Marwah Rizqy, porte-parole de l’opposition en matière d’Éducation, le ministre semble avoir disparu. Il n’a toujours pas donné signe de vie à ses collègues de l’opposition qui ont le dossier de l’Éducation à leur agenda.

« À moins d’un mois du grand retour en classe pour tous les élèves québécois, il est particulier que le ministre de l’#Éducation ne dépose pas de plan à l’instar de l’Ontario. Il me semble qu’un plan permettrait de rassurer les gens et de répondre aux questions/craintes. »

Marwah Rizqy, porte-parole de l’opposition en matière d’Éducation

Tout comme Mme. Rizqy, je suis de l’avis qu’il est inadmissible qu’aucun plan, ni même aucune information n’ait été transmis à la population québécoise. Son observation est très légitime. Nous n’avons jamais vécu une situation aussi hors de l’ordinaire.

M. Roberge dans un monde idéal et utopique

Je crois que ce moment aurait été idéal pour lui de se lever au-dessus de la mêlée et agir comme le capitaine qu’il est censé être. Le bateau de l’Éducation a besoin d’une direction solide et efficace, surtout en moment d’incertitude et d’inconnu comme nous vivons présentement. Nous avons besoin d’être informés. Nous avons besoin d’être rassurés.

Quand nous avons vu que le ministre Roberge avait survécu au remaniement ministériel du début de l’été, nous étions plusieurs à nous demander comment se dessinerait la suite des choses. Le ministre étant libéré de l’enseignement supérieur, plusieurs croyaient qu’il aurait alors plus de temps pour bien organiser et gérer le retour en classe de tous les élèves cet automne.

Pire encore, il laisse jusqu’au 15 septembre aux nouveaux centres de services pour déposer leur plan de match, soit 3 semaines après la rentrée. Comme l’indique l’article de La Presse, la plupart des Centres de Services Scolaires n’ont toujours pas élaboré leur plan d’urgence en cas de reconfinement.

Le compte à rebours final commence… et nous ne savons toujours pas le plan de match de notre capitaine.

Alors, si jamais vous croisez ou trouvez le ministre Roberge, pouvez-vous lui rappeler qu’il ne reste que 4 semaines avant la rentrée ? Et que nous sommes des millions à attendre après les instructions…

Jonathan « le Prof » St-Pierre

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