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COVID-19 : Où en sommes-nous 2 ans plus tard ?

** Ce texte sur l’état de la pandémie de Covid-19 est une collaboration de M. Jérémie Rivard. Enseignant en histoire, Jérémie est également l’animateur du podcast historique Sur la terre des hommes. (Podcast dans lequel je suis co-animateur) **

Après deux ans de pandémie, notre manière de voir la société, voire la vie en général, semble avoir changé, dans mon cas du moins. Jamais je n’aurais pensé que je serais en accord avec mon gouvernement pour l’imposition d’un couvre-feu à 22 h.

Jamais je n’aurais pensé être en accord avec mon gouvernement pour recevoir 3 doses d’un vaccin pour entrer dans un restaurant (quand ils sont ouverts). Jamais je n’aurais pensé être en accord avec mon gouvernement d’imposer une contribution-santé aux gens qui refusent le vaccin contre la Covid-19. Même chose pour la fermeture des écoles pour contrer la vague Omicron.

Jusqu’à aujourd’hui.

Cette pandémie, je l’ai vécue sur plusieurs plans, comme chaque humain sur cette planète. Étant en couple avec une infirmière qui doit y faire face jour après jour depuis deux ans, je peux vous confirmer le stress qui en découle.

Ayant un enfant en CPE et en étant enseignant, nous nous posons la même question tous les matins en prenant notre café : est-ce que c’est aujourd’hui qu’on va l’amener à la maison ?

La paranoïa nous submerge, comme des centaines de millions de personnes dans le monde.

Cependant, il faut rester honnête intellectuellement et se demander si nous sommes en train de déraper.

Au moment où j’écris ces lignes, Omicron frappe comme un tsunami. Les cas sont innombrables. Les tests PCR sont réservés aux personnes à risque et à certains travailleurs.

Les tests rapides sont si rares que plusieurs se demandent s’ils en auront un jour. La Covid-19 se répand comme jamais. Le nombre d’hospitalisations monte en flèche (2900 au Québec en date du 13 janvier 2022).

De même pour les patients aux soins intensifs (presque 300 à la même date). Le système de santé est au bord de l’effondrement, oui, par manque de lits, mais surtout par manque de personnel dans tous les milieux de la santé. L’épuisement a davantage raison du personnel en santé que de la Covid-19 elle-même.

Nos travailleuses et travailleurs de la santé qui tiennent ce système archaïque à bout de bras depuis deux ans n’en peuvent plus. Nos gouvernements essaient tout et n’importe quoi pour empêcher Omicron de continuer ses ravages, mais si au fond, il n’y avait rien à faire ?

Nous sommes malgré tout des privilégiés.

La vague Omicron est si avancée que même la vaccination purement obligatoire de toute la population ne pourrait rien y faire. Nous pouvons nous compter chanceux de vivre dans l’un des pays les plus riches de la planète.

Nous pourrions avoir tous les vaccins que nous voudrions pour encore des années que nous les aurions. Le problème n’est pas là. Il est sous nos yeux et nous refusons de le voir. La réalité est que moins de 50 % de la population mondiale est vaccinée. Les mutations (variants) importantes naissent dans ces endroits où la population est très peu vaccinée. Source : OMS.

La vérité réside peut-être bien dans le fait que cette pandémie se terminera par elle-même, avec ou sans 75 % de la population mondiale vaccinée. Le virus de la Covid-19 est là pour rester, comme la Grippe espagnole qui est entrée dans sa forme endémique après deux ans de ravage. Sommes-nous prêts de cette phase endémique de la Covid-19 ?

Plusieurs experts pensent que oui !

Je ne veux surtout pas sonner comme quelqu’un qui est contre les mesures sanitaires en place, peu importe le pays où vous vous trouvez.

Il y a une chose qui est sûre toutefois : 2022 sera l’année de l’acceptation où nous devrons vraiment recommencer à vivre avec la Covid-19 parmi nous. Les non-vaccinés continueront à ne pas vouloir se faire vacciner. Rien ne les fera changer d’avis, peu importe leurs convictions.

Les restaurants, les cinémas, les gyms, les salles de spectacle, les arénas rouvriront pour de bon.

Et surtout, nos enfants retourneront à l’école et pourront jouer avec leurs amis, faire des câlins à leur enseignante, reprendre le rang main dans la main pour se rendre à la récréation, flâner dans la cafétéria, pratiquer leurs sports préférés, s’embrasser en cachette des profs, coller leur gums sous leur bureau et tout ce que nous, les adultes, anciens écoliers au primaire et ados du secondaire avons pu savourer quand la vie était « normale ».

C’est ce que nous devons tous nous souhaiter collectivement…

-Jérémie Rivard

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