Paul McCartney
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Paul is Dead (La « mort » de Paul McCartney)

* Ce texte sur la conspiration entourant la « mort » de Paul McCartney est une collaboration de M. Jérémie Rivard.  Chaque semaine, Jérémie nous présente et analyse une théorie complotiste. Enseignant au secondaire en français et en histoire, Jérémie est également l’animateur du podcast historique Sur la terre des hommes. (Podcast dans lequel je suis co-animateur) **

Même l’expression : « Tu dois vivre dans une caverne pour ne pas être au courant ne s’applique pas pour ce qui est du sujet de ce billet.

Même dans les coins les plus reculés du globe, nous connaissons les Beatles, ce groupe britannique mythique qui fut fondé à la fin des années 1950. Ayant à sa tête au tout début John Lennon et Paul McCartney, le petit groupe se produit principalement dans les fêtes des villages aux abords de Liverpool.

Debout dans une charrette leur servant de scène, les deux amis font danser les jeunes de leur âge au son d’un genre musical popularisé mondialement par le « King » Elvis Presley. La Grande-Bretagne d’après-guerre est encore fortement conservatrice. La musique des deux jeunes dérange et ils le savent.

La beauté de la jeunesse fait qu’ils n’en ont rien à faire. L’important pour eux est d’avoir du plaisir et d’en donner à leurs fans qui sont plus nombreux d’année en année. Ils sont rejoints très bientôt par le talentueux George Harrison et Richard Starkey qui prendra le pseudonyme de Ringo Starr.

La Beatlemania est sur le point d’éclater

            La première moitié de la décennie 1960 est celle des Beatles. Les albums s’enchaînent à un rythme effréné, en moyenne deux par année. Le groupe se produit en concert partout sur le globe et finissent par être anoblis par la Reine Elizabeth II.

Les membres ne sont que dans la vingtaine et ils deviennent les rois du monde. Ils sont adulés comme des dieux partout où ils passent. John Lennon ira jusqu’à affirmer dans une entrevue qu’ils étaient plus populaires que Jésus-Christ, ce qui provoqua un tollé monstre aux États-Unis, un pays très croyant et conservateur.

D’ailleurs, les jeunes hommes ne pourront se produire au pays de l’Oncle Sam qu’avant 1964. Dans un train de New York vers Washington D.C, McCartney se fait questionner par un journaliste sur la place des Beatles dans la culture occidentale, McCartney de répondre : Ce n’est pas de la culture, c’est juste une grande rigolade. Démontrant son côté bon enfant et irrévérencieux.

            Entre 1963 et 1966, date où notre conspiration prend naissance, les Beatles enregistreront sept albums studio et autres compilations. Leur rythme de travail est effréné et ne laisse aucune place à une quelconque pause pour le groupe de Liverpool.

En 1966, Paul McCartney est victime d’un accident de la route… à mobylette.

La voiture qui est au centre des rumeurs de l’accident

On racontera, dès 1969, qu’il s’agissait plutôt d’un grave accident de la route. Dans les Tabloïds britanniques, on publie des photos d’une automobile fortement endommagée dans laquelle McCartney se serait trouvée.

Il n’en est rien. La voiture en question est reliée à un autre accident qui se serait produit la même année et aurait inspiré John Lennon dans l’écriture de la chanson : A day in the life. Le conducteur était de plus un ami de McCartney. La chanson se retrouva sur l’album mythique Sgt. Pepper’s Lonely Heart Club Band. La conspiration de la mort de Paul est née.

            Sgt. Pepper sort à l’été 1967, près d’un an après l’accident de Paul. Nous y retrouvons les membres du groupe, mais quelque chose cloche. Les Beatles ne semblent plus être les bons garçons bien peignés et attriqués de la première moitié des années 60. Ils sont éclatés.

Ils portent des costumes de couleurs voyantes; l’album présente plusieurs autres personnages hétéroclites allant d’Edgar Allan Poe à Marilyn Monroe en passant par Victor Hugo. En effet, les Beatles ne sont plus les mêmes, plus particulièrement Paul. Quelque chose cloche selon ses fans. Il s’est fait pousser la moustache, entre autres.

Sur un visage aussi juvénile que le sien, le contraste est remarquable. La principale raison de ce changement de style est de nature médicale. Suite à son accident à mobylette, McCartney s’est fait recoudre la lèvre supérieure. L’opération banale ne fut pas couronnée de succès et laissa une cicatrice indésirable. Il décida donc se laisser pousser la moustache qu’il portera pour de nombreuses années.

En 1968, le groupe sort The Beatles communément surnommé le White Album.

La célèbre pochette de Abey Road

Une pièce étrange intitulée Revolution 9, en fait partie et sera très importante dans le cas qui nous préoccupe. En 1969, les Beatles changent de compagnie de disques et lancent Abbey Road sous Apple. Les symboles de la pochette mettront littéralement le feu aux poudres.

Bien honnêtement, considérant les rumeurs de la mort de McCartney, le groupe et la gérance auraient dû prendre davantage de précautions quant à la composition de la pochette. Je dois avouer que je peux comprendre les conspirationnistes de croire en la mort du bassiste.

Même ceux d’entre vous qui ne connaissent pas les Beatles reconnaissent cette photo. Voici les arguments conspirationnistes : commençons par Lennon, tout habillé de blanc signifiant le deuil en Orient; ensuite Starr, vêtu de noir signifiant le deuil en Occident; McCartney, le principal intéressé, pieds nus comme les défunts en Inde, une culture que chérissaient les membres du groupe et qui marche d’un pas différent des autres et finalement Harrison, habillez en jeans, matériau que portent les fossoyeurs.

Intrigant n’est-ce pas? Ça ne s’arrête malheureusement pas là. En arrière-plan, le véhicule noir est selon plusieurs un corbillard. Vous en voulez encore? La plaque de la voiture blanche à la gauche de la photo affiche LMW 28 IF. Sa signification serait : Living McCartney Would be 28 If (McCartney vivant aurait 28 si…)

En effet, lors de la prise de la photo d’Abbey Road, McCartney aurait eu 28 ans s’il était mort en 1966… Dans la pièce Revolution 9, dont j’ai fait mention plus tôt, nous pouvons clairement entendre : Turn me on, dead man. Honnêtement, comment réduire en miettes cette théorie de conspiration avec autant d’indices proposant la mort de Paul?

Si Paul est mort en 1966, qui est cet imposteur?

William Campbell vs Paul McCartney

Il s’agirait tout simplement d’un sosie nommé William Campbell. Les autres membres auraient fait des pieds et des mains afin de le dénicher pour ne pas nuire au succès du groupe qui était à son apogée.

Alors, en quelques mois à peine, afin de pouvoir livrer l’album Sgt. Pepper’s, les Beatles et leur garde rapprochée auraient eu le temps de dénicher un sosie de Paul. Un sosie qui avait en plus la même voix, était musicien, avait la même complicité avec les autres membres.

Un homme à qui on aurait laissé toute la latitude pour écrire et composer la musique du band le plus mythique de l’histoire alors que l’on muselait Harrisson dont le talent de compositeur était indéniable et qui faisait partie du groupe depuis ses tout débuts.

Quelle mouche les aurait piqués?

            Dans toute cette histoire qui est merveilleusement bien ficelée du début à la fin et qui doit émerveiller Paul McCartney lui-même, il y a quelques légers détails qui n’ont pas été pris en considération.

Tout d’abord, quand le groupe s’est séparé et que la petite guerre entre Lennon et McCartney était connue de tous, n’aurait-il pas été le moment idéal pour Lennon de dévoiler à la planète entière que Paul était un imposteur depuis cinq ans et qu’il se nommait en vérité William Campbell?

Finalement, dans sa vie amoureuse, pourquoi que Jane Asher, première fiancée entre guillemets de Paul, n’a jamais dévoilé sa mort? Pourquoi n’a-t-elle pas avisé du subterfuge Linda Eastman, première épouse du bassiste?

Vous avez votre réponse avec ses simples questions. Tout simplement parce que Paul McCartney n’a jamais eu cet accident de la route fatal. Il n’a jamais été remplacé par un sosie.

L’homme de soixante-dix-huit ans que nous voyons encore se produire sur scène est le vrai et talentueux Sir Paul McCartney qui nous ensorcelle de sa musique intemporelle et qui nous rappelle le souvenir d’un groupe de jeunes hommes insolents de Liverpool qui ont changé le monde de la musique à jamais.

Paul McCartney en concert

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Un commentaire sur “Paul is Dead (La « mort » de Paul McCartney)”

  • Bel article, bravo! Je ne connaissais pas cette théorie. Cependant, on y retrouve quelques erreurs d’accord. Je peux vous aider à corriger ces coquilles si vous le souhaitez. Continuez votre bon travail 🙂

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