le bout du monde
Partagez cet article:

Au bout du monde (avec notre santé mentale)

** Ce texte sur la santé mentale, présenté dans sa version originale, est une collaboration de Mme. Ingrid Fortin. Elle est enseignante de sciences au secondaire, prof de yoga et coach de vie, authentique, voyageuse et passionnée de plein air. **


C’est le fun la route, le voyage, les vastes étendues de presque rien et de liberté avec un goût salé. Oui, parce que ça nous allège l’esprit et le coeur. On dirait qu’avec chaque bourrasque de vent qui me claque au visage, avec chaque rayon de soleil qui s’attarde sur ma peau ou chaque baignade plus ou moins glaciale, y a une couche de crasse qui s’enlève tranquillement et qui pèle pour laisser une couche de belle petite peau rose juste en-dessous, fraîche comme un bébé naissant et prête à affronter la vie.

En quelque part, pendant la COVID, on a tous porté notre fardeau, quel qu’il soit pour chacun d’entre nous. On a tous eu confusément l’impression d’être puni pour quelque chose qu’on a fait collectivement, dans être vraiment trop sur ce qu’on avait fait exactement. Ça a été lourd et laborieux et on va en garder les traces longtemps, ancrées dans nos mémoires pour des générations encore.


Mais quels sont ces souvenirs qu’on veut garder ?

« Feel it all.
C’est ce que je veux retirer de cette épreuve.
Feel it all.
The good the bad and the ugly.
Feel it all. »

Ça, je l’ai lu dans un livre incroyable de Glennon doyle .

Y’a ce concept dans nos p’tites têtes qu’il n’y a que la joie qui mérite d’être vécue. Qu’il n’y a que la joie qui est valide comme émotion. Le pas beau, le yuky, le triste, on en veut pas. Pourtant, toutes les émotions sont faites pour être vécues. C’est ça, être humain. C’est ça être soi-même à 100%, être authentique, vrai et fidèle à son corps et à son âme.

Ce qui m’amène à parler de la dépression et du désespoir. Parce que je pense qu’on l’a tous vécu en ce temps de COVID de merde. Ce sentiment d’être seul, d’être inutile pis de pu trop savoir où donner de la tête.

En quelque part, c’était une grosse prise de conscience collective. La dépression et la santé mentale c’est souvent notre corps qui nous dit qu’il a besoin d’un break. Pis notre âme qui nous dit qu’elle est pas satisfaite de la vie qu’on lui a donnée.

Donnez-y mieux. C’est okay de prendre le temps de s’écouter pi d’entrer en soi pour aller voir ce qu’il y a là. Entrer en soi pour aller voir c’est QUI qu’il y a vraiment là. Pis c’est quoi qu’à veut vraiment cette petite voix-là ? Suis-là ! Comme on suit un chemin en miettes de pain pour rentrer à la maison.

Feel it all

Vous êtes beaux, tellement beaux. Dans tous vos états. Et en dedans on a tous cette flamme qui brûle et qui fait remonter le meilleur à la surface. La flamme, ça lui dérange pas que ce soit de la joie ou de la tristesse, de l’extase et du plaisir ou du désespoir et de la douleur.

Elle veut juste qu’on lui souffle un peu dessus pour à son tours nous éblouir et illuminer notre chemin. Mais pour avoir le meilleur, il faut vivre. Faut les vivre les émotions. Allez, souffle un peu.

Feel it all.

Dream it all. It’s okay. It’s gonna be okay.
C’est quoi que tu veux vraiment derrière tout ça ?
Dare it.

Feel it all.

C’est juste ça, being alive.

Comme toujours, je vous aime et ma porte est ouverte (ainsi que mes oreilles) si vous en avez besoin. Faut avoir la foi, parce que le meilleur s’en vient.

Je vous le promets.

Merci d’être là. D’avoir le courage de le vivre, le yuky pi le pas beau, autant que le magnifique.


Merci d’être toi, pi c’est bien assez. 

Que de l’amour pour vous tous. 

-Ingrid Fortin

Partagez cet article:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *